Biographie de Naaba Saaga 1er

Naaba Saaga 1er  est intronisé 6eme chef de Issouka le 29 Janvier 2005 par le Lalle Naaba Saneem..
A son tour il intronisera le 3 février 2007 pour la première fois dans l’histoire du peuple Moagha une femme Cheffe traditionnelle : Naaba Ziiri, et cinq autres chefs de zones pour l’aider à gouverner.

 

Filiation

Petit fils de Naaba Boulga qui trône a l’entrée du palais de Maasme à Issouka Koudougou, Naaba Saaga1er est né sur les rives du Boulkiemdé de Naaba Siigri et de Koudbi Ouedraogo. Il grandit à l’ombre de son grand père qui régnait avec justice sur le territoire d’Issouka ce premier quartier de la ville de Koudougou. C’est aussi sous la protection de sa grand-mère Tiibo ZONGO de Goanghin qu’il apprit les premières valeurs cardiales de la vie. Il suivait et écoutait avec passion les règlements des litiges ainsi que les différents arrangements pour le renforcement du vivre ensemble que ce grand père donnait a toutes celles et ceux qui venaient a lui. Ce grand père allait souvent répondre aux appels du Lalle Naaba  chef de cette province du Moogho.

 

Etudes scolaires

Le Petit futur Naaba Saaga1er est allé à l’école du blanc pour apprendre à comprendre mieux le monde, pour ouvrir ses horizons, et devenir  ainsi un citoyen planétaire tout en gardant ses valeurs puisées de ses racines d’Issouka.  Ce fut à l’école Communale Centre A de Koudougou alors dirigée d’abord par Joseph Taarb YAMEOGO puis par Pakayoba Denis ZONGO. Il passa six annéesà apprendre à lire et àécriredans la langue de Molière. Il apprit les calculs, la géographie et bien sur l’histoire de nos ancêtres les Gaulois  qui était du reste celle de la  douce France qui avait colonisécette partie de l’Afrique  appelée la Haute Volta.

 

Ce fut des années heureuses parce qu’innocentes et pleines de curiosités. Des maîtres d’écoles engagés, exemplaires et tout dévoués à leurs écoliers. Il a appris la morale tous les matins. Il a exécuté les punitions comme le pilori sans rechigner. Avec ces camarades tous les matins avant d’entrée en classe il chantait avec fierté le Fière Volta de nos aïeuls  notre ancienne hymne national pour accompagner la montée du drapeau noir blanc rouge de l’époque. Il était absolument interdit de parler en langue autre que le français au risque de se promener toute la journée avec un crane de bœuf que l’on appelait le Symbole.

 

Rencontre avec le catholicisme

La vie exemplaire de ceux qui venaient évangéliser son peuple dans le catholicisme l’inspira à tel point qu’il demanda à entrer sous les ordres pour devenir lui-même prêtre catholique. Sous l’encadrement des premiers pères blancs qui fondèrent la paroisse Mukassa notamment les Pères Bernard FAIVRE, Michel FRAYRET et Louis FOURNIER, il fut présenté aux pères Camilliens qui venaient d’ouvrir un Juvénatà Ouagadougou. Le Père Gaetano de SANCTIS l’admis dans cet établissement. Encore des temps heureux de grande formation humaine et spirituelle sous la direction des pères Andrea AMENDOLA et Celestinodi GIOVAMBATTISTA qui devaient le conduire au service des malades pour les soins de leur corps et de leurs âmes. Il découvrit que finalement il pouvait servir ses semblables sur d’autres sentiers de la vie.

 

Etudes supérieures

Il entreprit des études de Sociologie à l’université de Ouagadougou puis de communication à l’Université de Bordeaux III. L’appui de la famille COLL a été déterminant dans cette partie importante de sa vie estudiantine.  Ces années universitaires furentles grands moments de réflexions sous la penséed’Auguste Compte qui inventa la Sociologie au 18 e siècle. Les réflexions des penseurs comme Pierre BOURDIEU, Raymond ARON, Emile DURKHEIM, Max WEBER et bien d’autres développèrent son esprit critique sur la société et aussi sur les humains. La communication vint après avec les différentes théories des grands auteurs en la matière. Toutes ces années de formation ont bien pétri la personnalité du jeune étudiant. Il suivi un stage au Ministère français de la Coopération rue Monsieur à Paris et après un temps passé au service de documentation de l’Ambassade de France il rejoignit l’UNICEF en 1991. Il exerce la fonction de chargé de plaidoyer dans cette Institution chargé de la promotion et de la protection des droits de l’enfant.

 

Vie de famille

Naaba saaga1er a épousé Suzanne OUANDAOGO et est père de deux garçons et d’une fille.Il puise les valeurs positives de la chefferie traditionnelle pour aider la population àréussir les paris du développementintégral. Il fut le premier chef traditionnel du Burkina Faso àêtreinterviewédans les studios de  la radio des Nations Unies à New York sur les questions de développement, de paix, des droits humains, de promotion des droits de la femme et des enfants, de la protection de l’environnement, de la bonne gouvernance…

 

À l’état civil Modeste YAMEOGO eut en somme une enfance difficile, formatrice mais combien heureuse. Il a voyagé dans beaucoup de pays du monde et parle en plus du Moore, la langue de sa mère, le Français, l’Anglais, l’Italien et comprend bien l’espagnol. Il aime positiver tout ce qui lui arrive dans la vie et cherche toujours à aller de l’avant en entrainant les autres dans son enthousiasme et dans ses rêves...

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