Le Nabasga


Le Na baasga est une fête traditionnelle instituée dans le royaume Moosi par naaba Oubri pour communier avec les ancêtres. Plus qu’une occasion de fêter, il est un devoir, une obligation pour tout chef traditionnel et est annuel.

De ce fait, et comme chaque année le chef d’Issouka Naaba Saaga 1er n’a pas dérogé à la règle. Ainsi, le Na baasga 2015 de Naaba Saaga 1er se veut toute particulière car elle marque les dix ans de règne du chef. Un dixième anniversaire que Modeste Yaméogo (son nom à l’état civil) place sous le signe du « service » et aussi de la sensibilisation sur la maladie à virus ébola.

Pourquoi alors « le service » ? Pour Naaba Saaga 1er rendre service aux autres c’est se rendre service soi-même et est un engagement et un sacrifice qui élève. Nous devons donc nous souvenir ajoute-t-il que : « que les richesses se perdent, les lignées s’éteignent et tous les hommes meurent tous, mais jamais au grand jamais ne périssent l’estime, le renom et la réputation de celles et ceux qui l’on bonne ».

Pendant donc dix ans de trône, le Naaba Saaga 1er a pu mesurer la difficulté du service et reconnait que la vie humaine n’est pas parfaite.  C’est d’ailleurs pour cela qu’il a en toute modestie demandé pardon pour toutes les fois où il a fallis dans sa mission de service. Il a par ailleurs invité toutes les personnes qui exercent des responsabilités (religieuse, civile, traditionnelle ou politique) à travailler à donner de l’estime au responsable qui est avant tout un serviteur.

Aussi, a-t-il souhaité que les prochaines échéances électorales qui interviendront au Burkina renforcent la cohésion nationale fondée sur des valeurs de justice, de vérité, de pardon et surtout du renforcement de notre service et du don de soi. 

Les étapes du Nabasga

Le cérémonial du Nabasga est composé de trois étapes. Trois sorties du chef avec un habillement toujours différent pour chacune. Le chef doit savoir faire la guerre, dit-on. Pour sa première sortie, il enfile une toge rouge et avec un sabre à la main. Le rouge est symbole du danger, de l’urgence, de l’ardeur, de la chaleur, de l’amour, du sang. Le chef doit être capable d’aller au front pour défendre son peuple. 

Après avoir reçu les hommages de ses ministres et les salutations de son public, il se retire. Quelques minutes plus tard, le chef revient, cette fois-ci en tenue blanche. Le blanc est signe de pureté et de paix. Le chef devant être sincère et surtout demeurer un homme de paix pour son peuple.

Une fois de plus : hommages de ses ministres et du public. Et il se retire à nouveau. Après quelques minutes, la troisième et la dernière sortie du chef est annoncée. Cette fois-ci, il est habillé en toge multicolore moins solennel. Hommage de ses ministres, salutations du public, puis, il reçoit les présents de sa population.

Kabore S. Rosine

Lefaso.net.

 

Visite de l'ambassadeur des USA à Rayimi

L’ambassadeur des Etats Unis auprès du Burkina Faso Tulinabo Mushingi a rendu une visite de courtoisie à sa Majesté Naaba Saaga 1er d’issouka le mercredi 29 Juillet 2015. Une visite ponctuée par une audience que Naaba Saaga 1er a accordée à son hôte et à sa délégation, une visite du palais, une signature dans le livre d’or et bien des échanges de présents. A l’issue de son ‘’séjour’’ Tulinabo Mushingi a livre ses impressions sur ce qu’il a vu et entendu à Issouka.

FiliationLes chefs sont plus proches du peuple

"Les chefs sont plus proches du peuple que certaines personnes qui sont impliquées dans des conflits. Quand un chef parle, on est sûr que c’est au nom de son peuple et que ce qu’il dit est respecté respectable et acceptable par une majorité de leur peuple. Voir qu’ils sont inclus dans les cadres de concertation des sages du Burkina Faso, voir qu’on peut aller chez eux pour des conseils pour atteindre les populations, ça c’est vraiment quelque chose qu’on ne peut pas se dispenser ‘’ a fait remarquer l’ambassadeur Tulinabo Mushingi. Selon le Représentant de Barak OBAMA , on ne peut pas s’empêcher de féliciter les burkinabè pour avoir gardé cette tradition qui s’emboite avec le modernisme. Et ce rôle, les chefs le jouent si bien comme le chef d’Issouka. Ainsi, il estime qu’il faut toujours garder cette tradition car elle est précieuse pour ce cher pays le Burkina Faso. ‘’C’est pourquoi, nous saluons le rôle des chefs traditionnels et des chefs coutumiers et autres composante de la société qui travaillent ensemble pour une démocratie véritable au pays des hommes intègres. Inclure les chefs traditionnels dans tout ce que nous faisons fait partie de notre programme’’ a ajouté Mushingi.

FiliationLes chefs sont plus proches du peuple

‘’Je suis très content de rendre visite à sa Majesté Naaba Saaga 1er. Elle m’a permis de voir comment toutes les couches sociales travaillent ensemble pour la préservation de la paix. J’ai beaucoup apprécié la présence du drapeau américain à la rentrée du musée. J’ai été émus par ce que j’ai découvert ici’’ a affirmé l’ambassadeur. Au cours de l’audience que le chef d’Issouka a accordé à son hôte et à sa délégation, il était question de coopération avec le Burkina Faso, de la chefferie traditionnelle, de la culture et bien attendu d’autres choses. ‘’Le représentant de la maison Blanche ’’ a paraphé le livre d’or de la cour royale dans lequel il a salué les efforts de Naaba Saaga 1er et la coopération entre le Burkina et son pays.

Echanges de cadeaux

Après avoir reçu un coq blanc, Tulinabo Mushingi a offert à Naaba Saaga1er, un ballon de basket-ball ensuite s’en est suivie la visite du musée et la plantation d’un manguier au bord du barrage qui jouxte la chefferie. Ils l’ont baptisé l’arbre de de l’amitié. Naaga Saaga 1er avait réservé la grande surprise pour la fin. Un portrait caricature de l’ambassadeur et du président Obama en tenue traditionnelle. Un présent qui a beaucoup ému Mushingi qui a confié que depuis qu’il est au Burkina Faso, il n’a jamais reçu un cadeau comme celui-ci. Une photo de famille de la délégation avec le chef d’Issouka a clos cette visite. Sabouna OUEDRAOGO Service de Communication de la Chefferie

Visite de Naaba Saaga au Musée d’Angoulême

 

 

 

 

 

Claudine et Virginie sont a l’accueil. Nous sommes dans le Musée d’Angoulême en ce mardi 10 Novembre 2015. Devant nous, un groupe d’enfants conduit par leurs enseignants, attend les consignes pour commencer la visite. Le désir de rencontrer et d’échanger en vue de présenter le Musée Rayimi à des professionnels de France nous a conduits en ce lieu de conservation de la mémoire des peuples. Le Musée est logé dans l’ancien presbytère de la Cathédrale d’Angoulême, ce Diocèse est jumelé par ailleurs à mon Diocèse natal de Koudougou dans le domaine de la Foi Catholique. « Nous souhaiterions rencontrer une responsable qui pourrait nous orienter » lance Michel QUIRAS, que nous pouvons appeler Monsieur « Koudougou » tant avec son Epouse Muriel ont des liens affectueux depuis des années quand ils ont décidé de créer une Association  de développement qui vient en aide aux enfants de cette troisième ville du Burkina Faso. 

Le temps d’un échange téléphonique entre Virginie de l’accueil et la personne indiquée. Sans rendez vous, nous nous attendions avec crainte ce que l’on nous demande de laisser nos coordonnées ou encore d’envoyer un Mail. Mais Virginie raccroche le téléphone. Notre crainte est dissipée avec cette phrase : « Elle va vous rencontrer dans le couloir de l’espace réservé spécialement a l’art africain lance t’elle » Nous voila à découvrir ces galeries d’une richesse insoupçonnée de  pièces antiques, Michel moi étions bien impressionnés par ces collections africaines.

Soudain, une jeune dame élégante nous lança un sourire accueillant en avançant vers nous. C’était Emilie Salaberry, attachée de conservation du patrimoine, chargée des collections extra européennes du Musée. Nous avons évidemment saisi cette belle occasion pour très rapidement présenter le Musée Rayimi. Nos Objectifs et surtout ce que nous pouvons attendre de leur grande expérience, de leur expertise et éventuellement de la possible d’établir une coopération entre les deux Musée. La grande écoute d’Emilie nous réconforte et nous fait croire que la rencontre a été positive. 

Voici une belle journée qui voit naître encore une possibilité de partenariat  comme les deux pays en connaissent et savent les accompagner et les encourager. Les voyages et les rencontres ont le secret de créer des liens souvent très forts qui résistent aux saisons. Nous pensons avoir à travers cette entrevue crée un lien fort entre le Musée d’Angoulême et le Musée Rayimi de Issouka, le seul de la ville de Koudougou. Dans mon message Mail laissé sur l’adresse d’Emilie j’ai écrit ceci : Merci de votre accueil. Je vous attends a Koudougou en lui communiquant  le Site de Rayimi et voici sa réponse : Merci de votre venue ce jour au Musée d’Angoulême, au plaisir d’échanger prochainement avec vous sur des projets futurs ». Voici nos regards résolument tournés sur ce  partenariat naissant.