Présentation de vœux de nouvel an 2018 au chef d’Issouka

Les filles et les fils de la famille Yaméogo d’Issouka Koudougou résidant à Ouagadougou ont sacrifié à la tradition

Ils étaient nombreux, les  filles et les fils d’Issouka résidant à Ouagadougou à  honorer de leur présence, la cérémonie de présentation de vœux organisée le samedi 03 mars 2018, à la résidence du Chef D’Issouka, Naaba Saaga 1er, sise au quartier « patte d’Oie » de Ouagadougou. Cette initiative de l’Association pour le développement économique et social d’Issouka (ADESI) vise à raffermir les liens de fraternité et à promouvoir la solidarité entre les enfants de la grande famille Yaméogo d’Issouka.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que tout comme la première édition qui s’est tenue en 2017, à la résidence de Joseph Zoétwendé à Kolognaaba , cette deuxième édition de la cérémonie de présentation de vœux, a tenu toutes ses promesses en dépit de la psychose qui s’est emparée des populations de Ouagadougou, suite aux attaques terroristes qui ont eu lieu, le vendredi 02 février 2018 (la veille de la cérémonie). 

 En outre, la cérémonie de l’année 2018, s’est tenue dans un contexte éprouvant pour la Famille Yaméogo qui a  enregistré en moins d’une semaine, les décès de Réné Yaméogo, Viviane Mensah, et de Sanata Ira ; tous enfants ou proche de la Famille. C’est pourquoi, à l’entame de la cérémonie, le Chef d’Issouka a fait observer une minute de silence à la mémoire des membres de la famille décédés et des victimes de l’attaque terroriste. Aussi, a-t-il rappelé qu’au vu de ces évènements déplorables, des dispositions spéciales ont été prises pour que la cérémonie se déroule dans la sérénité et le recueillement, sans tambour ni trompette.

La cérémonie a essentiellement été marquée par une série d’allocutions  prononcées par le Chef d’Issouka et les représentants des cellules de l’ADESI, de la Mutuelle des Femmes d’Issouka (MUFEMI), des voisins de quartier du Chef. Tous ont reconnu l’importance de la cérémonie qui constitue à la fois des moments de retrouvailles , de partage mais surtout, un tremplin pour permettre aux enfants d’Issouka résidant à Ouagadougou, de mieux se connaître en vue d’entretenir des relations de fraternité dynamique et fructueuse pour toute la Famille.

M. Lucien Yaméogo, le premier intervenant a, au nom des membres des cellules de l’Est, de l’Ouest et du Nord, remercié le Chef d’Issouka,  pour l’accueil chaleureux et pour avoir permis à l’ADESI d’organiser la cérémonie dans sa résidence. C’est une preuve d’ouverture,  une leçon de fraternité, une marque de solidarité que le chef partage avec l’ensemble des filles et fils d’Issouka. Il a ensuite rappelé brièvement l’historique de l’évènement avant d’inviter les enfants d’Issouka à maintenir haut, le flambeau de la solidarité et de l’entente mutuelle.

Les voisins du Chef, visiblement émerveillé de voir une mobilisation remarquable des enfants d’Issouka  ont, à  travers leur représentant El Hadj KONGO salué la qualité des relations de voisinage qui les lient au Chef, rappelé quelques principes cardinaux qui conditionnent le succès  de tout homme et invoqué Dieu pour  qu’il bénisse et protège le Chef et toute la Famille Yaméogo. 

La représentante des femmes Mme Cécile Yaméogo a, au nom de la MUFEMI adressé ses cordiales et fraternelles salutations au Chef et aux autres membres de la famille Yaméogo. Tout en saluant l’initiative qu’elle juge salutaire, elle a réaffirmé la disponibilité de la MUFEMI à œuvrer pour la réalisation des objectifs de l’ADESI.

A la suite de ces intervenants , le président de l’ADESI, Joseph Zoétawendé Yaméogo, par ailleurs doyen des enfants d’Issouka à Ouagadougou    a remercié tous les fils et filles d’Issouka, pour l’honneur à lui fait lors de la première édition de la cérémonie de présentation de vœux qui s’est déroulée à son domicile, le 06 mai 2017 dont le succès se passe de commentaire. Ce succès est à mettre à l’actif de tous, a-t-il poursuivi avant d’inviter les filles et les fils d’Issouka, à maintenir allumée  la flamme de la réussite.

Ce fut l’occasion  pour lui, de féliciter le Chef d’Issouka, par ailleurs Président de l’Association SONGNAAM qui a animé avec les autres chefs, une conférence de presse à Koudougou  afin de plaider la cause de la réouverture de l’usine Faso Fani (ex-usine de textiles basée à Koudougou) ; c’est un acte à saluer à sa juste valeur car répondant à une forte demande des populations de Koudougou. «  Ce qui fait toujours la force de toute association, c’est l’Union…malgré les hauts et les bas que nous rencontrons, je demeure convaincu que notre commune association ira toujours de l’avant » a conclu le porte-parole du président de l’ADESI, M. Joseph Yaméogo avant de passer la parole au Chef d’Issouka.

Naaba Saaga 1er  a d’abord salué la mobilisation exceptionnelle des fils et des fils d’Issouka ; toute chose qui traduit leur engagement en faveur de la promotion de la tradition, de la culture et pour le développement d’Issouka. Selon lui, c’est ce même engagement qui le guide et le motive « à faire en sorte que le nom d’Issouka brille parmi tous les noms des autres quartiers de la ville de Koudougou…tapez sur Google et vous verrez les images d’Issouka ». Cela est rendu possible grâce à « votre soutien ; à votre aide, à vos prières cachées pour  ma famille et moi », a précisé le Chef. 

A propos de l’affaire Faso Fani, le Chef a été on ne peut plus claire, sur le sens de son acte, en ces termes « je suis sorti dans la presse pour dire qu’il faut réhabiliter Faso Fani. Je l’ai fait pour beaucoup d’entre vous et surtout pour contenir une grogne  qui devenait de plus en plus pesante et qui risquait de déboucher sur une manifestation d’humeur à Koudougou.» Notre rôle, en tant que chef, c’est de travailler à l’apaisement, c’est de créer les conditions d’une sérénité et d’une cohésion sociale pour que les choses aillent toujours mieux, pour le bonheur des populations. Avec le président de l’ADESI, nous travaillons aussi à l’échelle de la famille, pour que les fils et les filles d’Issouka s’entendent car c’est un impératif pour le développement de la localité. Ça n’a pas été toujours facile mais c’est de notre devoir de promouvoir la paix entre les enfants de notre communauté,  a déclaré avec insistance Naaba Saaga 1er.

C’est dans cette perspective qu’il a affirmé sa volonté de pouvoir échanger chaque trimestre avec les responsables des cellules de l’ADESI et avec tous les enfants d’Isssouka réunis en Assemblée générale au moins deux fois par an.

Au cours de la cérémonie, le Chef a présenté sa médaille d’Officier de l’ordre national qui lui a été décernée, à l’occasion de la célébration du 11 décembre dernier. Et  ce, en guise de reconnaissance pour tous ses efforts et initiatives en faveur de la promotion de la culture et de la tradition et surtout du maintien de la paix à Koudougou. Une distinction qu’il a volontiers dédiée à la Famille Yaméogo d’Issouka.

La cérémonie de présentation de vœux 2018 s’est déroulée dans une ambiance conviviale, de recueillement et à la satisfaction de tous.  Rendez-vous est pris pour la troisième édition en 2019 mais d’ici à cette date, le Chef a formulé à l’endroit des filles et fils d’Issouka des vœux de bonne et heureuse année 2018 sous la protection des ancêtres et de Dieu tout puissant ; il a souhaité que cette année soit une année de santé, de prospérité, de longévité pour tous les membres de la famille et que 2018 soit aussi une année d’opportunité d’emploi pour les chercheurs d’emploi et de réussite pour tous les entrepreneurs et promoteurs de projets.

 

Par Boris Edson YAMEOGO

 

 

Le directeur de publication de l’Observateur Paalga était à Issouka

Edouard Ouédraogo, le directeur de publication de l’OBSERVATEUR PAALGA a rendu une visite de courtoisie au chef d’Issouka Naaba Saaba 1er à Koudougou. C’était le dimanche 14 juin 2014.

Le directeur de publication du journal l’Observateur Paalga Edouard Ouédraogo a profité d’un séjour à Koudougou pour visiter le palais royal d’Issouka chez Naaba Saaga 1er. Audience et visite des locaux dont le musée et le palais en construction ont ponctué cette initiative avec au passage un entretien avec des étudiants de l’université de koudougou et des élèves de la terminale du prytanée militaire de Kadiogo.

La visite des lieux et appréciation

La visite a permis à Edouard Ouédraogo de découvrir les richesses du musée Rayimi, de la cour. À travers les riches explications du guide Patrick ROSSI, tout visiteur découvre l’histoire de la région, les premiers habitants, l’installation du christianisme, le premier marché de Koudougou, la construction de la cathédrale de Koudougou, les premiers colons de Koudougou, leurs armes à feu, bref autant de richesses qui donnent envie de visiter et de faire visiter la cour royal d’Issouka. ‘’Je me suis rendu compte que la réalité dépasse de très loin la fiction. Je ne m’attendais pas à ça et je suis agréablement surpris par ce que j’ai vu. Je ne peux que lui souhaiter beaucoup de courage et d’abnégation pour aller jusqu’au bout de son entreprise en souhaitant également que lui-même ne lâche pas et que les bonnes volontés l’assistent car ce qu’il est entrain de faire est très important pour l’histoire de la sous-région, la culture du Burkina Faso et du Boulkiemdé.

C’est une initiative qui rappelle dans une certaine mesure ce que Maitre Passéré a fait à Manéga ‘’ a souligné le directeur de publication du premier quotidien de notre pays. Selon lui, le musée est un musée éclectique parce qu’il comprend tout. On y trouve la tradition mais aussi la modernité. Il y’a l’histoire, la tradition, la religion. L’architecture d’ensemble est vraiment originale. Quand ça sera complètement fini ce sera une belle carte postale pour notre pays et particulièrement pour le Boulkiemdé.

Des étudiants de l’université de Koudougou

Des étudiants de l’université de Koudougou qui s’y trouvaient ont profité échanger avec Edouard Ouédraogo. ‘’C’est vrai qu’on n’est pas forcement toujours d’accord avec vos méthodes de lutte mais sachez que c’est votre droit. Faites en sorte de ne pas rallonger vos années de formation à cause des grèves qui vous amènent à rater de nombreux cours. Soyez les meilleurs car dans la recherche d’emploi vous serez appelés à compétir avec d’autres étudiants issus des universités diverses’’ tels étaient les conseils qu’il a prodigué à ses interlocuteurs.

Les élèves du prytanée militaire de Kadiogo

Après les étudiants, ce sont les élèves du prytanée militaire de Kadiogo (également en visite) qui ont d’échangé avec Edouard Ouédraogo. A ces élèves de la terminale, Edouard leur a souhaité bonne chance pour leur examen. ‘’Je sais que le BAC est acquis pour vous tous car vous êtes dans un établissement d’excellence. Maintenant c’est la mention qu’il vous faut’’, a-t-il plaisanté. Au cours de la causette, les jeunes militaires ont été agréablement surpris d’apprendre que directeur de publication à enseigne dans leur établissement il y a plusieurs années, contribuant ainsi à la formation de l’élite militaire de l’époque.

Soutien des chefs traditionnels pour le Don de Sang

Le Centre National de Transfusion Sanguine (CNTS) et les Associations des donneurs de sang du Burkina Faso demandent le soutien des chefs traditionnel Songnaam de Koudougou Une délégation du CNTS et des Associations de donneurs de sang était chez chez Naaba Saaga 1er d’Issouka le samedi 05 décembre 2015. Elle est venue à Koudougou demander aux chefs de convaincre ses paires regroupés dans l’Association Songnaam afin qu’ils participent à la sensibilisation des populations pour la collecte du sang en faveur des malades.

La nécessité du don de sang

Les membres de la délégation ont d’abord visité le palais royal avec le guide Patrick Rossi. Ensuite, ils ont été reçus en audience au sein du palais par le maitre des lieux Naaba Saaga 1er. Après ce cérémonial, la délégation a ensuite eu une séance de travail avec le chef d’Issouka dans la salle de conférence dudit Palais autour de leurs préoccupations. ‘’Peut-on rester insensible lors que des enfants de moins de cinq ans et des femmes enceintes risquent à tout moment de perdre la vie par manque de sang ?’’ S’est interrogé le représentant des Associations des donneurs de sang, Basile Segda. Il a affirmé que tous les acteurs sont conscients que le combat pour la disponibilité des produits sanguins dans les formations sanitaires n’est pas la seule responsabilité du CNTS. Il faut nécessairement l’implication de tous les maillons de la société. ‘’ Nous nous sommes engagés pour sensibiliser les populations sur l’importance et la nécessité du don de sang. En dix ans d’actions nous avons certes remporté des victoires mais avec beaucoup de difficultés d’ordre organisationnelle et surtout un manque criard de financement de nos activités. Nous constatons avec regret que la promotion du don de sang est reléguée au second plan’’ a fait constater Basile Segda. Qu’à cela ne tienne, il a réaffirmé l’engagement des Associations des donneurs de sang au CNTS afin de faire du slogan ‘’nul ne doit mourir par manque de sang’’ une réalité.

Le rôle attendu des Chefs

L’Association des donneurs de sang a invité le Chef d’Issouka, à ne pas déposer son bâton de pèlerin et à les accompagner dans ce combat noble et vital. ‘’ Au-delà de ce que Naaba Saaga 1er a déjà fait pour nous accompagner dans nos activités, nous lui demandons d’être l’Ambassadeur du centre national de transfusion sanguine auprès de ses paires que sont les chefs traditionnels de Koudougou et du Burkina Faso. Avec l’engagement de ces derniers, il est certain que nous aurons l’adhésion des populations’’ a rajouté la responsable de la délégation Victoire Maïga. Donner du sang n’est pas le réflexe de tous, le don du sang n’est pas également l’engagement du politique, certains préjugés sont entre autres les principales difficultés que rencontrent ces acteurs.

L’engagement des Chefs/h4>

Apres ces deux interventions, Naaba Saaga 1er chef d’Issouka par ailleurs président de l’Association Songnaam qui regroupe plusieurs chefs traditionnel de Koudougou a dit ceci : ‘’Nous allons vous accompagner afin que ce défi de la collecte du sang soit relevé à partir de Koudougou et que cet exemple puisse arroser le Burkina tout entier. Je vous invite à ne pas céder au découragement et à lutter contre les multiples obstacles’’ a t-il confié. Toutefois, il a invité les Associations des donneurs de sang à fédérer leur force en créant une structure qui regroupera toutes les Associations des donneurs de sang du Burkina Faso. Cette fédération sera un grand atout qui permettra de porter fort leur message auprès de tous afin de réussir leur noble mission. Il lance un appel fort pour un soutien solide à cette action de don et collecte de sang en vue de sauver des vies au Burkina Faso.

 

Sabouna OUEDRAOGO

Service de Communication de la Chefferie